Publication en ligne, Images re-vues émane des quatre centres de recherche de l’EHESS et du CNRS installés à l’Institut National d’Histoire de l’Art : le Centre Louis Gernet, le Groupe d’Anthropologie Historique de l’Occident Médiéval (GAHOM), le Centre d’Histoire et Théorie des Arts (CEHTA) et le Laboratoire d’Anthropologie Sociale (LAS).
Depuis trois ans, ces centres participent à l’Action Concertée Incitative (A.C.I.) "Traditions et temporalités des images", dont l’objectif est d’articuler le travail de terrain anthropologique avec les techniques d’interprétation iconographique et de lecture des images propres aux spécialistes, ainsi qu’avec les questionnements théoriques des enjeux cognitifs de l’image. Le projet scientifique d’Images re-vues s’inscrit dans le prolongement de cette problématique et en partage l’ambition interdisciplinaire.
Créée par des doctorants et des post-doctorants soutenus par leurs laboratoires, Images re-vues entend se positionner comme un espace rigoureux de recherche et de réflexion autour de l’image, toutes périodes et approches confondues. Images re-vues publiera, après sélection, des articles de référence croisant les regards de jeunes chercheurs et ceux de chercheurs confirmés.
La qualité d’Images re-vues est garantie par un processus de double sélection : chaque article est soumis à un comité de lecture et publié après approbation d’un comité scientifique de renommée internationale.
Chaque numéro, comprenant une dizaine de contributions, est constitué d’un dossier thématique qui lui confère sa cohérence et d’un certain nombre d’articles hors-dossier.
Éditorial
Comment doit-on comprendre le mot « paysage » dans « paysages sonores » ? Présuppose-t-il une fonction purement décorative ou bien métaphorique de l’environnement sonore ? Qu’en est-il de la fonction plastique des sons ? Le terme « soundscape », forgé par le compositeur et musicologue Raymond Murray Schafer, dans son ouvrage Le paysage sonore, désigne l’ensemble des manifestations sonores (musicales ou pas) à l’œuvre à la fois dans un environnement déterminé et au sein de la communauté culturelle qui l’habite, que ce soit dans un milieu naturel ou urbain. Ce terme, dont l’utilisation s’est étendue de plus en plus dans les sciences humaines au cours des trois dernières décennies, traduit la prise en compte de l’attention auditive, et permet de penser les caractéristiques du réel circonscrit par la nature événementielle des sons. (...)